Il ne se passe pas une semaine sans nouvelle apologie de la dissolution du management. Le manager serait parasite, toxique pour l’entreprise, et sa disparition souhaitable.
Qu’on ne se trompe pas : il ne s’agit pas d’un sursaut de libertarisme soixante-huitard, même si le « ni Dieu ni Maître » des anarchistes n’est pas loin. Les racines de cette idée plongent plutôt dans le libéralisme révolutionnaire. Ainsi, déjà en 1797, Jean-Baptiste Say préconisait : « Voulez-vous être obéi ? Il ne faut pas alors vouloir que l’on fasse ; il faut faire que l’on veuille. » Continuer la lecture




